Police
[Kool Shen - Joey Starr]


Police: vos papiers, Contrôle d'identité
Formule devenue classique à laquelle tu dois t'habituer.
Seulement dans les quartiers,
Les condés de l'abus de pouvoir on trop abusé.
Aussi sachez que l'air est chargé d'électricité,
Alors pas de respect, pas de pitié escomptée
Vous aurez des regrets car:
Jamais par la répression vous n'obtiendrez la paix
La paix de l'âme, le respect de l'homme.
Mais cette notion d'humanisme n'existe plus quand ils passent l'uniforme,
Préférant au fond la forme, peur du hors-norme.
Pire encore si dans leur manuel ta couleur n'est pas conforme,
Véritable gang organisé, hierarchisé.
Protegé sous la tutelle des hautes autorités.
Port d'armes autorisé, malgré les bavures énoncées.
Comment peut-on prétendre défendre l'Etat, quand on est soi-même
En état d'ebriété avancée ? Souvent mentalement retardé
Le portrait type, le prototype du pauv'type
Voilà pourquoi dans l'excès de zèle ils excellent
Voilà pourquoi les insultes fusent quand passent les hirondelles.
Pour notre part ce ne sera pas ("Fuck da Police"),
Mais un spécial NICK TA MERE de la part de la mère patrie du vice.
POLICE!
MACHINE MATRICE D'ECERVELES MANDATES PAR LA JUSTICE SUR LAQUELLE JE PISSE

Aucunement représentatifs de l'entière populace,
Que dois-je attendre des lois des flics
Qui pour moi ne sont signes que d'emmerdes?
Regarde je passe à coté d'eux,
Tronche de con devient nerveux:
" Oh, oh, contrôle de police, monsieur... "
Systèmatique est la façon dont l'histoire se complique
Palpant mes poches puis me pressant les balloches
Ne m'accordant aucun reproche à part le fait de passer proche
Portant atteinte à leurs gueules moches.
Traquer les keufs dans les couloirs du métro,
Tels sont les rêves que fait la nuit Joey Joe.
Donne-moi des balles pour la police municipale
Donne-moi un flingue ...

Encore une affaire étouffée, un dossier classé
Rangé au fond d'un tiroir, dans un placard ils vont la ranger
Car l'ordre vient d'en haut
Pourri à tous les niveaux,
Ca la fout mal un diplomate qui businesse la pédo
Alors on enterre, on oublie, faux témoignages à l'appui
Pendant ce temps, des jeunes béton pour un bloc de teushi
Malheureusement, j'entends dans l'assistance:
" Ecoutez, moi j'ai confiance "
Confiance en qui ? La police, la justice... Tous des fils,
Corrompus, dans l'abus ils puent;
Je préfère faire confiance aux homeboys de ma rue, vu ?
Pas de temps à perdre en paroles inutiles
Voilà le deal:
Eduquons les forces de l'ordre pour un peu moins de désordre
POLICE!
MACHINE MATRICE D'ECERVELES MANDATES PAR LA JUSTICE SUR LAQUELLE JE PISSE

Du haut du 93, Seine Saint-Denis,
Chicago bis, Port des récidivistes, mère patrie du vice,
Je t'envoie la puissance, conservant mon avance.
Tout en transcendance, un à un me jouant
De tous les flics de France
Mercenaires, fonctionnaires, au sein d'une milice prolétaire,
Terriblement dans le vent,
Trop terre-à-terre pour qu'ils tempèrent ou même modèrent
L'exubérance héréditaire qui depuis trop longtemps prolifère
Contribuant à la montée de tous les préjugés et,
Manoeuvrant pour renflouer l'animosité
Des poudrières les plus précaires
Considerées secondaires par les dignitaires
D'un gouvernement trop sédentaire
Et d'une justice dont la batisse est trop factice
Pour que s'y hissent oui sans un pli
Nos voix approbatrices.
Mais sincerement, socialement,
Quand il était encore temps
Que l'on prenne les devants;
Tout ne s'est fait qu'en régressant, comment ?
Aucun changement de comportement de la part des suppots des lois
Rois du faux-pas
Ma foi, ce qui prévoit un sale climat.
Donc pour la mère patrie du vice
De la part de tous mes complices
Des alentours ou des faubourgs
Avant qu'on ne leur ravisse le jour:
NICK LA POLICE!